Bascule de 2025 à 2026
Auteur : Maître Christophe BIDAL
Publié le :
08/01/2026
08
janvier
janv.
01
2026
Pas crépusculaire pour deux sous, la fin de l’année 2025 a été foisonnante, à tous points de vue.
L’Olympique Lyonnais, c’est-à-dire le cœur battant des Lyonnais, était conservatoirement condamné à la Ligue 2 et pratiquement à pire.
Sa nouvelle présidente, Madame Michele Kang, l’a sorti, avec efficacité et discrétion, des pires difficultés, pour ne pas dire autre chose, dans lesquelles son prédécesseur avait plongé le club.
Notre Olympique Lyonnais, quoique revenu de l’enfer, est très bien classé au terme de la phase aller de Ligue 1 et se trouve être leader de la phase de groupe d’Europa League.
Notre cabinet, quelle fierté, a acquis son « navire amiral ».
Son histoire, depuis 1984, s’inscrit dans un temps long, car constant et cohérent à l’aune des valeurs de son fondateur.
À l’époque, le retrait de son fondateur avait conduit quelques (mauvaises ?) langues à prédire la fin des haricots.
Tel n’a pas été le cas, car les chiens ne font pas des chats.
Et l’acquisition du navire amiral fait sans doute passer un palier : celui du temps long à un temps plus institutionnel, lyonnais toujours.
Le prochain palier est celui de la Fresque des Lyonnais : Maître Aguera, on fait comme toujours le maximum, mais ça dépendra sans doute un peu aussi des élections municipales de l’année 2026 !
Plus prosaïquement, on n’a finalement pas chômé.
Entre autres, les négociations annuelles obligatoires ont provoqué des négociations salariales, lesquelles ont provoqué des grèves, lesquelles ont provoqué des piquets de grève, lesquels ont pu provoquer des blocages de sites.
La période de l’Avent, qu’on voudrait évidemment douce, a donc été quelque peu bouleversée par les procédures de référé d’heure à heure.
Il faut ici mobiliser les commissaires de justice, les confrères postulants et les juges des référés.
Et il faut aller plaider le délicat débat sur l’ambivalence de deux droits de valeur constitutionnelle : le droit de grève du travailleur salarié et le droit de propriété de l’employeur sur son entreprise.
Cela se fait non « pot de terre contre pot de fer » mais en finesse, dans une ambiance exaltée par la grève, avec laquelle il faut faire.
On ne s’ennuie jamais dans ce métier qui est le plus beau du monde, même si in fine le retrait pour retraite d’une associée historique – le deuxième en quelques années – remémore évidemment les jeunes années de l’avocature.
Mais il faut avancer, désormais en l’an 2026.
Pour ceux qui plaident, les choses sont simples : après les vacations judiciaires, on veut rentrer dans le temps des audiences.
C’est, moyennant ses diligences préalables, le cœur du métier, qui rend heureux.
Pour les confrères qui conseillent, les sujets seront nombreux, entretenus par la veille législative et réglementaire et par la situation économique générale.
On pense, notamment, au nouveau droit salarial au congé de naissance, en vigueur au 1er juillet 2026, s’ajoutant aux congés maternité, paternité et parental d’éducation.
La ratio legis du dispositif nouveau, celle du « réarmement démographique », est indubitablement louable.
Tout aussi indubitable sera le casse-tête pour les entreprises, a fortiori avec une entrée en vigueur prévue sur la période de … prise des congés payés.
Il ne faut y voir – surtout pas ! - aucune opinion personnelle ni aucun propos péjoratif ou réactionnaire : ce dispositif nouveau est vraiment bien de son temps.
Au cabinet, le début de l’année 2026 marque l’arrivée de sept collaborateurs impétrants.
Les jeunes confrères qui prennent la robe illustrent inévitablement le temps qui passe.
Au fur et à mesure des années, ils paraissent toujours plus jeunes.
Mais ils ont fait le bon choix, celui d’exercer dans un cabinet, qui a peut-être un petit côté AJ Auxerre époque Guy Roux, mais dans lequel on apprend son métier comme il convient qualitativement, efficacement et déontologiquement, avec une règle d’or : être sérieux sans se prendre au sérieux, car l’avocature se nourrit du doute et de l’humilité.
Un retraité fin 2025, sept nouveaux collaborateurs début 2026 : voici une forme de réarmement démographique heureuse et émancipante (car le travail est émancipant).
On n’a plus, pour 2026, qu’à formuler des vœux.
Pas des vœux professionnels, car l’année 2026 sera ce qu’on en fera.
Mais des vœux sportivement chauvins :
- les Jeux Olympiques d’Hiver de Milan – Cortina : Clément Noël en or au slalom
- après avoir vaincu ses démons, Tony Yoka – on ne parle jamais assez du noble art de la boxe anglaise -qui se voit offrir une chance mondiale
- notre Olympique Lyonnais : l’Europa League bien sûr !
- et, gageons le, l’équipe de France soulevant pour sa troisième étoile la Coupe du Monde de la FIFA 2026 !
Article rédigé par Maître Christophe BIDAL, Avocat Associé
Historique
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